Conquérir sa vibration

La lumière a ce mystérieux pouvoir de nous mettre à l’ombre de nous-mêmes.

Tout est dit. Oui, mais encore ? Cette phrase est descendue à l’occasion d’une mise en action récente et pas des moindres.

Si l’on considère notre parcours de vie, l’on remarque que dans beaucoup de cas, l’on va suivre des signes extérieurs à nous dont beaucoup parlent dans les différents cercles spirituels notamment et, ce, sous diverses formes telles que la loi d’attraction, les synchronicités, le libre-arbitre, etc.

Pour avoir été embarquée dans ce milieu pendant plusieurs années, c’est quelque chose, entre autre, dont on m’a très souvent rabâchée les oreilles au point de croire que je n’étais pas dans le flux de la vie, puisqu’en définitive, ces phénomènes n’ont fait qu’en effleurer la surface. Et lorsqu’ils l’ont fait, je me suis retrouvée entraînée dans un vortex descendant qui m’a conduite aux portes de la perdition. Et je pèse mes mots.

Il y a tout un tas de croyances, de doctrines défendues par d’ardents partisans pour lesquels cela fonctionne et puis il y a les autres. Je fais partie de ces autres. 

Le premier pas vers ma libération intérieure a été de quitter ce monde dominé et dominant pour me retrouver dans un non espace, une non réalité. Ni terrestre, ni spirituelle.

En fait, aussi longtemps que je me souvienne,  une vibration m’a guidée sans que je sache forcément  ni où ni pourquoi mais ce n’était pas important : il y avait toujours quelque chose à se mettre sous la dent. Au fil des années, les désirs non assouvis se sont émoussés et l’apport spirituel que j’y ai rajouté a fini de les annihiler.

Il ne restait rien de moi. Je n’étais plus cette personne vibrante, rock n’ roll, totalement incontrôlable. Je n’étais que l’ombre de moi-même sans être pour autant qui que ce soit. Je croyais que j’avais perdu mon identité.

Cela n’a pas duré quelques mois mais quelques années.  Alors, j’ai mis la faute sur la spiritualité. Je l’ai chargée de tous mes maux et de tous les noms d’oiseaux que je connaissais. J’avais été bernée. Pourtant, les autres continuaient à voguer dans leur vie, le sourire aux lèvres et, lorsque je les croisais, ils prenaient un air désolé en regardant ma petite personne étiolée, digne représentante du côté obscur de la force. Pour eux, tout allait bien. Pour moi, c’était l’enfer.

J’ignorais que j’avais entamé le début d’une nouvelle initiation dans laquelle j’étais sortie d’un programme. Bref, aux yeux de l’esprit, tout cela ne représente finalement qu’un dommage collatéral. Pour moi, c’était la fin de ma vie.

A un moment donné, cependant, j’ai découvert le matériel supramental et cela m’a aidée à réaliser que je n’étais pas folle. Bien que je l’aie toujours su au fond de moi…

Rassurée d’avoir une explication, quelque chose s’est ouvert et, craintivement, je me suis dit que j’avais peut-être encore le droit de vivre.

J’ai dû et dois encore livrer bataille à mon ego pour pleinement accepter le processus en cours, l’accueillir et l’assumer dans ma vie mais la rébellion se fait plus constructive.

Cependant, malgré cette découverte, la vibration n’est pas revenue. Elle ne reviendra certainement jamais et j’ai passé de longs mois à hurler ma colère des plans. Même si cela a changé d’autres choses dans ma vie comme une harmonisation et une fluidité accrue dans mes rapports sociaux, la vibration, elle, s’est barrée.

Disparue, effacée, aux abonnés absents. Elle était mon guide ultime, la petite lumière dans le noir le plus total. J’ai continué mon chemin en pensant qu’elle reviendrait, que forcément les plans avaient tout orchestré et que j’étais en quelque sorte une terre en jachère. Les jours passant, les mois passant, rien n’évoluait ni dans un sens, ni dans l’autre.

Enfin, récemment, suite à des crises d’angoisse qui ont duré plusieurs jours, j’ai pris une décision majeure sans que cela m’ait été dicté par une quelconque vibration subtile à l’extérieur de moi et, honnêtement, sur ce coup-là, j’ai fait un énorme pas.

Il n’y a aucune énergie évolutive à l’extérieur de soi qui nous met en mouvement. Le croire, c’est être dans l’illusion d’une réalité qui, certes est rassurante mais mensongère. A un moment donné, il est exigé de devenir sa propre vibration. Attendre que l’esprit fasse le travail à notre place, c’est se remettre dans le pouvoir de l’astral.

Il est clair que les événements à l’extérieur de nous, les êtres que nous rencontrons, nous poussent à agir parce qu’ils entrent en syntonie avec notre esprit mais la vibration de l’esprit en tant que telle est toujours interne et ne dépend que de son propre statut vibratoire.

La vibration supramentale ne fait pas de cadeaux. Pas plus qu’elle n’envoie de punitions. Elle fait son job, c’est tout. A nous de faire le nôtre.

4 commentaires sur « Conquérir sa vibration »

Répondre à Dubourg Chantal Annuler la réponse.

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